Follow rss email facebook twitter youtube My Space
onlyfordjs : @valibiza nos vemos por el opening de @ushuaiaibiza :)
Accueil > Magazine > Interviews > Interview : Make The Girl Dance
Interview : Make The Girl Dance
Jeudi, 20 Janvier 2011 17:52 | 2985 Vues
make-the-girl-dance

Le duo français Make The Girl Dance défraie la chronique depuis qu'il a eu la fine idée de mettre en scène des filles nues dans les rues de Paris pour illustrer son single 'Baby'. Le succès a été tel qu'il a été la base d'une aventure qui prend aujourd'hui la forme d'une vraie success-story. Il y a encore trois ans, Greg et Pierre n'étaient pourtant pas destinés à se faire un nom au sein de la scène électro-rock. Mais après une tournée internationale derrière les platines, la sortie de leurs singles un peu partout dans le monde et un sens de la provocation bien naturel, les deux complices embrassent avec joie leur nouvelle vie de pop-star. Avec un premier album en vue pour l'Automne, MTGD a toutes les clés en main pour passer une bonne année 2011.

Interview !

"Une bonne performance consiste à faire crier des filles au début et faire pogoter des garçons sur la fin."

Je voudrais déjà commencer par revenir sur votre rencontre. C'était où, quand, dans quelles circonstances ?

Greg : C'était fin 2008, dans un club qui s'appelle maintenant le Tigre. Pierre faisait le warm-up dans une soirée dans laquelle je jouais. On a bien rigolé ce soir-là. On s’est vraiment trouvé. Quelques mois plus tard, il m'a proposé de tenter un projet musical ensemble.
Pierre :
En fait, je rêvais de faire un morceau électro-rock. Mais je ne savais pas vraiment jouer d’un instrument. Et puis j’ai pris exemple sur James Murphy de LCD Sound System. Il a monté son projet musical sans être musicien, simplement en jouant les chefs d’orchestre. Alors je me suis lancé avec Greg. On a fait un morceau. Puis il a insisté pour qu’on en fasse d’autres. C’était comme une récréation pour moi. Jusqu’à 'Baby Baby Baby', où tout est devenu plus 'sérieux'.

Vous aviez tous les deux d'autres occupations très prenantes avant de vous investir sur ce projet… J'imagine que votre vie a littéralement changé depuis ?

Greg : Oui, clairement. Je m'occupais de la musique pour les Galeries Lafayette, avec des horaires de bureau, des fichiers Excel à remplir, des réunions inutiles avec 22 personnes, le tout payé 6 francs et un mars.
Pierre :
Moi, j’ai personnellement divisé mon salaire par 3 puisque je gagnais très bien ma vie en faisant de la télévision. J’ai aussi pris 20 ans physiquement à force de jouer dans les clubs. La vie a effectivement changé puisque que je suis maintenant pauvre et que j’ai le physique d’une personne de 76 ans.

" En me voyant arriver, c’est un peu comme si Benjamin Castaldi arrivait pour jouer au Social Club ! " (Pierre)

Pierre, j'imagine qu'on te ressort souvent ton passé d'animateur TV… En toute honnêteté, est-ce que ça a servi ce projet Make The Girl Dance ?

Non, cette notoriété télévisuelle nous a même plutôt desservie. La musique que nous voulions jouer, la famille électro que nous voulions intégrer est assez pointue. Du coup, en me voyant arriver, c’est un peu comme si Benjamin Castaldi arrivait pour jouer au Social Club. Pendant les six premiers mois, quand on jouait, je n’arrivais pas à lever les yeux car je craignais que les gens se demandent ce que je foutais là et me jettent des cailloux. A leur place, c’est la première réaction que j’aurais eu. Mais le public et les artistes avec qui nous avons joué ont été plus indulgents que ça. Il a tout de même fallu que nous fassions nos preuves. Pour ça, on a joué, beaucoup, comme tous les autres. Aujourd’hui, je suis très fier de pouvoir parler musique sans avoir honte avec Mike des Birdy Nam Nam ou Gaspard de Justice, qui savent faire la différence entre mon passé et ce que je fais aujourd'hui.

Est-ce que 'Baby Baby Baby' vous a tout de suite permis de définir une sorte de concept ou bien est-ce que c'était un coup de provoc, un buzz, qui a eu finalement beaucoup plus d'impact que prévu…?

Greg : A l'origine, c'était juste histoire de faire un clip qui nous coûtait rien. Après, ce truc de quatre minutes, fait de bouts de ficelles, sans se prendre au sérieux… Ça nous ressemble un peu !
Pierre :
Les gens ont du mal à le croire mais rien n’était calculé. La preuve, c’est qu’on a mis en vente le single 'Baby' quinze jours après la sortie du clip. La connerie du siècle ! (rires) Si le titre avait été disponible immédiatement, on en aurait sans doute vendu six fois plus. Même si on pensait que ce genre de clip serait sans doute plus visionné qu’un clip à la con où deux personnes courent sur la plage, on ne pensait pas provoquer un tel raz-de-marée. La veille du lancement sur le net, nous étions même très pessimistes. Aujourd’hui, et même si on se félicite d’un tel succès, je trouve que c’est un peu disproportionné. L’idée était bonne mais de là à être la vidéo la plus vue de l’année sur Internet, c’est très excessif. Mais bon, on ne s'en plaint pas…

" Le succès du clip de 'Baby Baby Baby' est un peu disproportionné... "

Ce clip vous a apporté une vraie légitimité via Internet, avec plusieurs dizaines de millions de vues. Deux ans après, ce n'est pas retombé. C'est votre plus grande fierté ?

Greg : La vraie fierté, c'est d'avoir réussi à imposer notre présence sur une scène pas forcément très chaude pour nous voir arriver. En deux ans, je suis très fier que nous ayons pu finalement jouer avec Chemical Brothers, Yuksek, Run DMC, Toxic Avenger et DSL, entre autres... 
Pierre :
Ce clip nous a permis de nous faire connaître dans le monde entier en une seule journée. C’est assez fou. Sans lui, je pense que nous serions encore en train de jouer dans un bar à Reims pour une somme modique. Ce clip est ma plus grande fierté puisque je pense que nous sommes une poignée dans le monde à qui ce genre de trucs est arrivé. Réaliser une vidéo visionnée par plus de 12 millions de personnes, ça n’arrive qu’une fois dans la vie d’une personne sur cent millions. Et puis quand on voit que deux ans après, des gens à l’autre bout de la planète parodient encore le clip en se mettant tout nu sur cette musique on se rend compte qu’on a engendré un monstre, un vrai concept qui est rentré dans les classiques de l’histoire du net. C’est très grisant pour l’égo.

Le plus étonnant est que votre succès est international... Vous avez mixé partout dans le monde et réussi à vous imposer dans des pays pourtant difficiles d'accès, Etats-Unis et Asie inclus. Finalement, savez-vous ce qui plaît autant dans votre projet ?

Greg : Non, je ne sais pas. Peut-être le fait qu'on ne se prenne pas trop au sérieux et que le public voit qu'on s'amuse...?
Mais c’est vrai que le mix, c'est une bien belle agence de voyage.
Pierre :
C’est quand même bien comme vie de faire de la musique la semaine, puis, le week-end, de prendre des avions pour aller se vautrer dans un hôtel, une loge, puis un DJ booth et faire danser des gens. Si en plus les promoteurs de club vous donnent de l’argent à la fin de la soirée, ça devient carrément fou.

Vous alliez une pop rugueuse à de l'électro, avec un style incisif dans vos DJ sets… Vous avez su embrasser la tendance au bon moment ?

Greg : Avant 'Baby, Baby, Baby', on faisait déjà ce son et c'était ce qu'on voulait jouer. Perso, j’ai un label depuis dix ans, j’ai produit des dizaines de maxis de deep-house avec des gens comme Lady Bird, Olivier Velay (du label Stalwart), sans qui je n’aurais jamais pu comprendre ce milieu... La tendance m’échappe un peu. C’est surtout un bon mélange de tout ce qu’on aime.
Pierre :
En fait, on a la chance d’être assez vieux pour pouvoir apprécier plein de genres de musique. On aime l’électro-noise furieuse des Bloody Beetroots et des Cyberpunkers comme la pop plus romantique de Phoenix, en passant par la case Hip-Hop et Rock'n'Roll. Du coup, nos sets s’en ressentent et sont assez ouverts. On essaie de faire danser les gens de plus en plus violemment au fur et à mesure de la soirée. Une bonne performance consiste à faire crier des filles au début et faire pogoter des garçons sur la fin. Ou inversement, c’est encore mieux.

Vous travaillez avec un label indépendant, Roy Music, dirigé par l'expérimenté Christophe Tastet, qui a eu l'occasion de travailler avec des gens comme Benjamin Diamond… Comment vous a-t'il repérés et est-ce que son expérience vous a été utile ?

Greg : On a signé chez Roy Music parce que ce sont des amis et qu’ils travaillent très bien. On aimait l’idée d’un label indé plutôt orienté rock, qui nous ferait confiance sur le long terme. Les majors qui se sont jetées sur nous lors du phénomène 'Baby' semblaient juste vouloir profiter du single en l’utilisant jusqu’à écoeurement. On ne voulait pas de ça puisque Make The Girl Dance était pour nous un vrai projet qui existait depuis un an et que ce n'était donc pas un coup isolé. Christophe est arrivé chez Roy au même moment, donc il ne nous a pas exactement repéré mais on lui a "imposé" de bosser sur nous. Son expérience est énorme, il connaît très bien le métier, il a la patience qu'on n’a pas et il nous cadre bien.
Pierre :
Christophe est un genre de petit génie de la lampe d’Aladin. Il a réussi à faire évoluer le projet pour qu’il ne reste pas que sur Dailymotion. Il nous a ouvert les portes de l’international en nous faisant signer sur des labels américains et asiatiques par exemple.
Et puis, grâce à lui, 'Baby' a été la musique d’une publicité pour Victoria Secrets aux USA. Après ça, tu peux mourir tranquille. Il faut aussi savoir que Christophe a un très beau sweat orange qui permet de le repérer même au milieu d’une foule. (rires)

" C’est quand même bien de faire de la musique la semaine, puis, le week-end, de prendre des avions pour aller se vautrer dans un hôtel, une loge, puis un DJ booth pour faire danser des gens ! "

Pourquoi choisir la mort et le sexe comme thèmes récurrents dans vos chansons ?

Greg : Non, on n'a pas fait ça quand même...? La suite va être plus légère, vous verrez. 
Pierre :
Rien n’est moins sûr… C’est vrai que pour les clips, on a beaucoup joué sur le politiquement limite. Après 'Kill Me', on avait dit qu’on se calmerait. Le troisième single 'Wall of Death' devait être agrémenté d’un clip simple, esthétique et absurde. Et puis le naturel est revenu au galop. Alors pour être sûr de changer de cap, on a confié la réalisation du prochain clip à un autre que moi.

 

 

 

Make The Girl Dance est-il un groupe contestataire et provocateur ?

Greg : Contestataire, pas du tout ! Provocateur, pas tant que ça, car en dehors des clips, on est deux vieux mecs super tranquilles.
Pierre : Et puis, ce n’est pas ça la provocation. La provocation, c’est Gainsbourg, c’est Nikki Sixx de Mötley Crüe. A côté, on est des Bisounours.

L'aspect communautaire et l'image semblent importants dans votre développement. Avez-vous envie que votre musique soit porteuse de messages pour la jeune génération ?

Greg : Ah non ! Ou alors ce serait des messages déviants. Et puis les jeunes doivent savoir que c'est important d'être un bon jeune.
Pierre : On ne fait pas de la musique à message. Pour ça, il faut aller voir Cali ou Yannick Noah (rires). Nous, on fait de la musique pour danser, faire transpirer les filles et les garçons. Les jeunes n’ont pas besoin de nous pour savoir ce qu’ils doivent faire ou penser.
Le jeune doit exulter. Il a bien le temps pour se prendre la tête et réfléchir !

Concevez-vous la musique comme un art de vivre ?

Greg : Oui, ça fait très longtemps que j'en fais. Je joue de plusieurs instruments depuis 20 ans. En vivre est un luxe incroyable, et pour ça, on a beaucoup de chance.
Pierre :
Je n’ai aucun recul par rapport à la musique... Elle a toujours fait partie de ma vie. Comme beaucoup, chaque moment de ma vie est liée à une musique. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être acteur de cette passion. C’est une expérience unique. Mais contrairement à Greg, je n’ai pas grandi une guitare à la main. Je ne me considère pas comme un vrai artiste.

Que proposez-vous derrière les platines et comment abordez-vous l'exercice du mix ?

Greg : Perso, je ne mixe pas. Je n'ai jamais su. On bosse donc avec un Ableton Live parce qu'on superpose des boucles, des vocaux et des synthés virtuels. Du coup, on mélange une sorte de mix "classique" avec des contrôleurs Midi pour agir sur des samples, des synthés et des effets.
Pierre :
Moi, je sais mixer. J’ai commencé comme DJ quand j’avais 20 ans. C’était les débuts de la house. Je mixais de la house.
Greg refuse d’apprendre parce que c’est un gros fainéant. Mais la structure de "DJ set" qu’il m’a proposé m'a tout de suite plu. On envoie des boucles et des samples et je les travaille sur la table de mixage. On est à la frontière du DJ set et du live. C’est assez excitant.

" Le jeune doit exulter. Il a bien le temps pour se prendre la tête et réfléchir ! "

Avec une énergie rock comme la vôtre, ne pensez-vous pas que la musique électro va continuer à s'exiler des clubs ?

Greg : Ce ne sera plus de la musique de club, ce sera de la musique qui fait danser les gens. Avant, on dansait le rock au Golf Drouot, maintenant on l'écoute au Stade de France. C'est déjà le cas pour la musique de club, tu peux écouter les Bloody Beetroots en club, et les voir jouer à l'Elysée Montmartre.
Pierre :
Belle analyse !

En studio, qui fait quoi ?

Greg : J'écris des bribes de morceaux, Pierre choisit dedans et après avoir jeté tout ce qu'il trouvait à chier (99%), on bosse le morceau ensemble. On tripote les claviers, on refait des boucles. Après, le mix, c'est plutôt ma partie techniquement parlant mais on le fait à deux.
Pierre :
C’est vrai que c’est souvent à chier (rires) ! Mais le 1% tient du génie. C’est très compliqué de composer à deux. On a décidé de ne faire aucune concession. Il faut que tout ce qu’on compose plaise aux deux à 100%. Ça ralentit considérablement le processus de création. Mais il arrive ici et là qu’on ait des bonnes journées.

C'est pour ça que votre album met du temps à arriver ? J'ai même l'impression qu'il est sans cesse retardé…

Greg : C'est aussi parce que tu fais un premier album qu'une seule fois, par définition, et qu'on veut faire un truc dont on sera super fiers. Là, on vient de beaucoup tourner au cours des 18 derniers mois. Ça a déjà modifié des choses dans notre écriture et dans ce qui nous inspire. On a déjà pas mal de morceaux prêts. Ça ressemblera à ce qu'on déjà pu entendre de nous : de la pop, de l'électro compressée distordue, mais aussi des morceaux pop instrumentaux à la Phoenix qui aurait trempé dans de l'électro.
Pierre :
Et puis on s’est aussi rendu compte que c’était assez daté d’avoir une stratégie d’album à tout prix. Les albums ne se vendent plus. Aujourd’hui, les gens "achètent" des morceaux. Un album, c’est très bon pour l’égo mais pas vraiment nécessaire. L’important pour nous, c’est de fournir plus de morceaux, augmenter le rythme de production. Mais bon, un jour, on regroupera ce qu’on a fait de mieux avec quelques tracks inédits dans un album pour se dire quand même : "on a fait un album"… Parce qu’on a un égo ! (rires)

Avez-vous parfois le sentiment de vous inscrire dans la lignée de Justice ?

Greg : Le seul point commun, ce serait les singles pop et le son electro distordu. J'aime beaucoup Justice, mais ce serait un peu prétentieux de s'imaginer s'inscrire dans leur lignée.
Pierre :
Justice, c’est un peu les patrons. Enfin, les enfants des patrons que sont les Daft Punk. Tout est canon chez eux. La musique, le graphisme, la stratégie. Ils ont montré qu’on pouvait concilier musique pointue et succès populaire, ce dont tous les mecs de la scène électro rêvent. On rêve tous de pondre un 'D.A.N.C.E' et un 'Water of Nazareth' sur un même album.

Est-ce que vous vous sentez à l'aise au sein de la scène électro française ? Considérez-vous le vivier d'artistes électro français comme une concurrence ou bien comme une réussite ?

Greg : On s'y sent super à l'aise, la plupart sont super sympa et on s'entend vraiment bien avec beaucoup de monde. Ce n'est clairement pas une concurrence mais plutôt un truc excitant que de se retrouver avec des artistes doués, ça motive.
Pierre :
Je me souviens la première fois qu’on était booké avec des grands noms. C’était une soirée en Allemagne avec Vicarious Bliss et DSL. On n'osait même pas les regarder à l’aéroport car on pensait qu’ils allaient nous traiter comme de la merde. Et puis non. On a beaucoup ri avec eux. Et puis ça a été comme ça avec Yuksek, Data, Toxic Avenger, les Birdy Nam Nam. En fait, il y a plein de gens normaux et gentils dans ce milieu. Et aussi deux ou trois cons bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle !

Vous avez d'ailleurs l'air d'être plutôt ouverts aux collaborations, avec Toxic Avenger, Solange La Frange… Avec qui rêveriez-vous de travailler sur un morceau inédit ?

Greg : Alison Mosshart, les mecs de Birdy Nam Nam, Cassius. Il y a plein de personnes avec qui j'aimerais travailler.
Pierre :
Les collaborations, c’est une chance. On travaille avec des gens qu’on a rencontrés ici et là, qui sont d’abord devenus des amis. Des gens talentueux, qui nous apportent un savoir-faire qu’on n'a pas forcément, comme construire une belle ligne de chant ou poser des scratchs assassins (comme l’a fait Naughty J d’NTM pour nous sur 'Baby'). Je rêve d’Alison Mosshart des Kills et de Lily Allen, qui est pour moi une vraie génie de la pop.

" En fait, il y a plein de gens normaux et gentils dans ce milieu. Et aussi deux ou trois cons bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle ! "

Votre meilleur et votre pire souvenir de tournée ?

Greg : Le meilleur reste la surprise de jouer à New-York devant une foule électrique et compacte, ou encore de jouer entre Empire Of The Sun et Chemical Brothers à Singapour. Le pire, c'était à Londres où l'on a joué en reprenant le train juste après avoir joué, sans avoir dormi. Le supplice. Quoiqu'un soir en Belgique, on a joué à 18h dans une salle immense avec 4 personnes dedans, c'était pas mal pénible aussi.
Pierre :
Il y a eu aussi (avant 'Baby') ce bar à Reims, où l’on a joué devant 4 personnes qui nous tournaient le dos au bar, payés 50 euros alors qu’on en avait dépensé 100 pour venir. Et puis il y a aussi eu le VIP Room à St Tropez où les gens ne voulaient pas du tout entendre notre genre de musique. Jean-Roch nous a arrêté au bout de 35 minutes. 35 minutes interminables. Mais à côté de ça, il y a eu Busan en Corée du Sud. 2000 personnes dans le club qui nous ont accueilli comme si on était les Rolling Stones. On a terminé debout sur le DJ booth alors que des gens essayaient de nous enlever nos baskets. C’était fou !

" Au VIP ROOM de Saint-Tropez, Jean-Roch nous a arrêté au bout de 35 minutes... "

Entre vous, c'est la parfaite entente musicale ou bien au fond, chacun a gardé ses affinités…?

Greg : Non, c'est la lutte permanente ! Mais c'est ce qui est cool. On ne lâche rien facilement. Du coup, quand on finit un morceau, c'est vraiment du Make The Girl Dance, et jamais du Pierre Mathieu ou du Greg Kozo. J'ai d'autres projets à côté qui me permettent de défouler ma passion des petits bleeps et des syncopes inutiles...
Pierre :
A la base, j’ai une culture plutôt rock et quand on compose, j’aime m’attarder sur l’essentiel, sur des gros riffs par exemple. Greg a tendance à surcharger. Alors c’est la lutte. Mais au final, sa sensibilité électro chiante mixée avec ma sensibilité rock bourrin donne parfois des trucs pas mal.

Un adjectif pour vous décrire l'un l'autre ?

Greg : Pierre est déterminé et autoritaire.
Pierre :
Greg est naturiste et un peu gay.

Propos recueillis par Ludovic Rambaud

> RETROUVEZ CETTE INTERVIEW DANS LE MAGAZINE
ONLY FOR DJ'S #163, DISPONIBLE ICI

 

 
Plus d'articles :

» Make The Girl Dance 'Tchiki Tchiki Tchiki'

Make The Girl Dance vient tout juste de dévoiler le clip de son 5ème single ‘Tchiki Tchiki Tchiki'. Entre electro et rockabilly, ce titre hybride invite le guitariste Little Barrie (Primal Scream, Morrissey) et confirme le style freestyle du duo...

» Make The Girl Dance, l'album !

Le duo français Make The Girl Dance sort son premier album 'Everything's Gonna Be Ok In The End...' aujourd'hui et risque de surprendre ceux qui s'attendaient à une compilation de 'Baby Baby Baby'. Greg Kozo et Pierre Mathieu assument une énergie...

» Premier album pour Make The Girl Dance

Make The Girl Dance sortira son premier album 'Everything's Gonna Be Ok In The End...' le 31 Octobre. Le duo français risque de surprendre un peu avec un album plutôt éclectique, rock et même pop dans l'esprit, avec des featurings vocaux de Lisa...

» Make The Girl Dance buzze encore

Make The Girl Dance enchaîne sur son troisième single 'Wall of Death'. Connu pour ses clips décalés et trash, le duo français livre donc ici en images le dernier volet de sa trilogie consacrée au sexe, à l'argent et à la mort.

» Bel Air, le nouveau buzz formaté du moment

Depuis un peu plus de deux semaines, Bel Air et son titre 'Tu Fesses B'Hook' créé le buzz sur internet avec unposté sur Youtube qui dépasse déjà les 60000 vues.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

edjing.com
clubbingHouse.com
mini-vignette-gkoot
clubbingjobs
meewix
myclubbingstore
Haut de page