| Focus : Le collectif ALESIA |
| Lundi, 09 Janvier 2012 14:54 | 5960 Vues |
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Début 2011, Nicolas Petitfrère, Lémuel Dufez & Alban Lipp décident de se réunir pour former le collectif Alesia. Forts de leurs nombreuses influences et de leur enthousiasme, ces trois potes parisiens parviennent à mettre au point un style musical assez hybride qui arrive jusqu'aux oreilles averties de Joachim Garraud. En peu de temps, ce dernier va devenir leur parrain rêvé, avec un projet d'album à la clé. 'Hillside West' voit ainsi le jour et sortira en Mars 2012 sur le label Dim Mak de Steve Aoki. Portrait ! Comment est né votre collectif et y a-t'il un rapport avec la station de métro parisienne ?Lémuel : Le nom de notre collectif est en effet attaché au quartier d'Alésia à Paris car Nicolas et moi avons emménagé en même temps dans ce quartier. Un soir, on s'est retrouvé pour boire un verre et jouer à Mario Kart. On en est venu à glisser dans la partie studio de chez Alban et on s'est mis à bosser sur un remix. Nicolas et Alban ne se connaissaient pas bien encore mais l'alchimie a tout de suite pris entre nous trois… "Alesia est un mélange de sonorités dubstep, fidget, rock, club et bien d'autres encore…" Petite présentation de chacun des membres…? Alban : La musique a toujours été au centre de ma vie. J'ai commencé très jeune en apprenant la guitare car le Rock est mon style musical de référence. Trouvant également des inspirations dans la musique électronique, j'ai commencé ensuite à m'intéresser à la M.A.O. J'ai donc signé quelques remixes à droite à gauche. C'est en rencontrant Nico & Lémuel que j'ai voulu aller encore plus loin dans la production. "On appréhendait l'enfermement en studio avec Joachim Garraud..."Vous vous apprêtez donc à sortir un mini-album de 7 titres 'Hillside West' en collaboration avec Joachim Garraud. Comment avez-vous réussi à le séduire et de quelle manière avez-vous procédé en studio ?Alban : Figurez-vous que les tenues sexy et moulantes font toujours autant d'effet ! (rires) Non, pour être plus sérieux, on ne s'y attendait pas du tout… En envoyant un message privé à Joachim Garraud via son forum (le genre de messages que tu envois a longueur de journée à tous les DJ-producteurs de la planète en espérant qu'un jour au moins l'un d'entre eux sera réceptif à ta musique…), on a eu l'heureuse surprise d'avoir une réponse ! Joachim nous a proposé de faire un remix pour l'un de ses tracks. On a donc décidé de se lâcher et de se faire plaisir sur ce remix.
A quel niveau Joachim est-il intervenu ? Plutôt d'un point de vue artistique ou bien au niveau technique ?Lémuel : On appréhendait l'enfermement en studio avec Joachim. Nous les petits jeunes qui débarquions de nul part… Mais il s'avère que Joachim est quelqu'un d'extrêmement ouvert, humainement et musicalement. Il nous a vraiment mis à l'aise et il a suivi tous les délires dans lesquels nous sommes partis.Alban : C'était certainement la première fois qu'on pouvait autant se lâcher dans un projet sans être bridé ou avoir des directions imposées. Joachim nous a beaucoup apporté également dans l'approche du traitement du son, avec une approche évidemment plus professionnelle. Il sait vraiment de quoi il parle et on a eu la chance d'avoir accès a des outils qui n'étaient pas encore sur le marché ! La tonalité musicale de 'Hillside West' est assez dubstep. Depuis quand kiffez-vous cette tendance musicale et quelles sont vos références en la matière ?Nicolas : C'est vrai qu'on a pas mal de sonorités Dubstep sur l'album, même s'il n'y a qu'un titre vraiment dubstep ('Nox'). Le reste est un mélange de sonorités dubstep, fidget, rock, club et bien d'autres encore… Le mélange de dubstep et de sons dancefloor est de plus en plus courant sur les dancefloors. Comment expliquez-vous que les clubbers aiment cette fusion ?Alban : D'un côté, le public d'aujourd'hui est sûrement un peu lassé de tout ce qu'il écoute depuis trois-quatre ans et de l'autre, les moins initiés découvrent tout de suite cette fusion en abordant la scène électronique actuelle. Dans les deux cas, ils ne sont pas forcément prêts à se prendre cinq minutes de wooble dans les oreilles. Et c'est bien normal, l'oreille du public s'éduque ! "On ne cherche pas du tout à surfer sur la tendance Dubstep." Steve Aoki aime aussi cette fusion puisque c'est lui qui a signé votre projet sur son label Dim Mak... Comment ça s'est passé et comment avez-vous réagi quand vous avez appris la nouvelle ?Lémuel : En toute franchise, on a réagi sereinement devant Joachim quand il nous l'a annoncé, mais une fois tous les trois en privé (dans le RER), on n'a pas pu s'empêcher de gueuler comme des malades.Nicolas : Les gens nous prenaient un peu pour des fous mais ils avaient l'air heureux pour nous (rires). On a encore du mal à réaliser ! Travaillez-vous déjà sur un Live spécifique pour défendre vos morceaux sur scène ? Joachim vous a-t'il conseillé en ce sens ?Alban : Quand on voit le show audio-vidéo de Joachim, et toute la technologie qu'il a mis en place, ça ne peut que donner des idées ! Joachim a développé quelque chose d'assez dingue en partenariat avec Serato. Cet album est-il le premier d'une longue série ou est-ce que c'est le fruit d'une envie instantanée plutôt que d'un projet artistique réfléchi sur le long terme ?Lémuel : Alesia a vraiment été formé pour se retrouver entre amis et faire de la musique ensemble. Au fur et à mesure que les choses ont avancé, on s'est rendu compte qu'on arrivait à toucher les gens autour de nous. Puis le projet avec Joachim est arrivé et c'est vrai que, depuis, on fait en sorte que l'aventure dure le plus longtemps possible. > Alesia & Joachim Garraud 'Hillside West' (Dim Mak) - Sortie en Mars 2012 // Site officiel : www.hillsidewest.com |
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