Son mélange de tech-house, de techno et d'électro, avec souvent des petits bleeps sur la rythmique, ont fait de lui un DJ-producteur bien répertorié et apprécié sur la scène internationale. Remixeur courtisé (pour Tiga, Moby, Depeche Mode, Vitalic, Zoo Brazil...), Popof a une vraie marque de fabrique et le goût de l'underground. Adepte des rave-parties il y a encore quelques années, le Français a su changer de recette pour délivrer une musique dancefloor puissante et efficace, hors format. Pour s'exprimer encore plus librement, il a créé il y a un an son propre label, Form Music, qui compte à ce jour une dizaine de sorties avec une forte orientation vers les découvertes (Alessio Mereu, Joachim Pastor, N’to, H2 et James Harcourt). Popof est en pleine forme et il compte suivre son chemin de manière indépendante, au gré de ses envies.
Tu as créé ton propre label Form il y a 1 an. Quel bilan dresses-tu aujourd'hui ? Nous sommes encore un jeune label avec beaucoup d'ambition et d'idées. Cette premiere année a été consacrée à beaucoup de mise en place et d'organisation, ce qui est essentiel pour le développement futur de Form.
Est-ce que ton label a facilement trouvé son public vu que tes 9 premières sorties sont quand même assez pointues ? Je ne pense pas que l'on ait encore un vrai public qui nous suive. D'une part, le label est beaucoup trop récent et d'autre part la diversité de nos sorties ne nous catalogue pas dans un seul genre. Nous nous efforçons d'avoir des sorties qualitatives, ce qui est primordial pour avoir un vrai suivi du public dans le futur.
Quels artistes as-tu découvert et signé sur ton label à ce jour ? A ce jour, nous avons produit Alessio Mereu, un jeune italien qui nous a seduit avec ses sorties techno sur CMYK (label d'Alex Under) et Confused (label d'Oliver Huntemann). Joachim Pastor, qui mêle percussion et mélodies d'une manière tres séduisante. N'to avec ses mélodies touchantes, puis les Anglais de H2 qui ont des idées et une qualitée de production monstrueuse. Dans les prochains mois, des sorties de Julian Jeweil, Sébastien Léger, Maetrik, Spartaque sont aussi prévues...
Tu es un DJ demandé depuis maintenant près de deux ans mais tu as finalement eu peu d'actus au niveau des sorties de disques... Pourquoi ? En 2008, j'ai eu beaucoup d'actualités au niveau des maxis et des remixes. J'ai consacré 2009 aux tournées. J'ai eu la chance d'aller au Brésil, Japon, Australie, Mexique, Argentine, ainsi beaucoup de dates en Europe. J'ai aussi passé du temps à développer mon label. Depuis le début de cette année, il y a eu le remix de Depeche Mode sorti en Janvier puis celui de Zoo Brazil. D'autres sont prévus pour Moby, Chemical Brothers et Booka Shade. Sans oublier quelques maxis à venir sur Form et d'autres labels.
Tu tiens à garder un esprit underground ? Personnellement, je trouve qu'il n'y a rien de commercial dans mes remixes, que ce soit aussi bien pour Moby, Depeche Mode, Zoo Brazil ou James Harcourt. Je fais juste la musique que j'aime. Au public de décider si elle est commerciale ou underground ! C'est mieux comme ça.
Comment vis-tu ta notoriété internationale ? La reconnaissance internationale du public est la meilleure chose qui puisse arriver. Maintenant, il s'agit de la maintenir et de la faire grandir...
Tu es apparu dans le top 5 des révélations de l'année 2009 (selon nos internautes) et tu as d'ailleurs été récompensé aux Ibiza Awards l'été dernier... ça t'a ouvert des portes ? Je ne sais pas trop mais je suppose que cela a développé ma notoriété dans le milieu et ça a certainement aidé mon agent à trouver de nouveaux bookings...
> Propos recueillis par Ludovic Rambaud > Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le magazine Only For DJ's #157, disponible ici
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