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La musique doit-elle être gratuite ?
Mardi, 30 Novembre 2010 17:46

debat2Avec la démocratisation d'Internet, la musique ne s'est pas seulement dématérialisée, elle est aussi dévalorisée. Au point même qu'en 2010, suite à la mise en place de nombreux sites de streaming (qui n'encouragent plus les fans de musique à acheter) et d'une pléiade impressionnante d'offres forfaitaires avantageuses, mais aussi face à l'impossibilité d'éradiquer le piratage et le partage de contenus via Internet, on se rend compte que beaucoup de personnes ne sont plus prêtes à payer la musique qu'elles écoutent.

Plus frappant, de nombreuses personnes ne semblent pas être en tort quand elles avouent que la musique doit être gratuite, comme s'il était devenu finalement normal de ne plus la payer du tout. Après 10 jours, voici le résultat de notre sondage (Il est encore possible de voter à partir de notre page d'accueil).

 

sondage-musiquegratuite

 

Ce constat inquiétant ne rassure évidemment pas l'industrie musicale, qui, comme les auteurs, compositeurs et DJ-producteurs, semble impuissante face à l'immensité d'Internet et aux changements d'habitudes des consommateurs. On sait aussi que cette problématique du téléchargement concerne les DJ's, qui cèdent de plus en plus à la gratuité et à la facilité pour se procurer la musique qui fera danser leurs dancefloors.

Comment se faire à l'idée que la musique soit un bien culturel gratuit, alors même que des récentes études démontrent que les internautes n'hésitent plus à acheter sur le net (cf. cet article posté sur lemonde.fr)...? D'autre part, en moyenne, sur l'année 2009, les Français ont dépensé (au long de l'année entière) seulement 2$ chacun pour télécharger de la musique (source SNEP - Sacem)... Soit l'équivalent (en gros) d'1 morceau et demi acheté par personne pour toute l'année... On peut donc facilement conclure que le téléchargement légal de musique sur Internet n'est pas rentré dans les habitudes de consommation, malgré les tentatives peu évidentes de l'Etat (loi Hadopi, carte musique...). La musique sera-t-elle bientôt définitivement gratuite ?

Qu'en pensez vous ? Réagissez et participez ici au débat !

 

Commentaires  

 
-1 #11 LA SORCIERE 26-01-2012 14:20
Signalons au final qu'à part débattre, on n'a pas beaucoup d'autres alternatives. Sur le plan physique, il n'y a quasimment plus aucun moyen de se procurer des disques, des maxis en France.
La seule solution est d'importer en Allemagne ou en Angleterre.
Mais voilà le resultat de quinze années de hit des clubs qui non-contents de ne pas avoir engendré la moindre vente, a radicalement tué le metier et les disquaires, faute de references probantes ou suffisemment bien promotionnées.
Alors quand on va nous dire que yacast recrute des clubs : permettez-moi d'en rire !
Une minorité dans une zone geographique bien définie; et avant d'ouvrir le panel, peut-être serait-il plus efficace de faire une grande purge des clubs qui ont deposé le bilan ou qui tournent au ralenti.
Et croyez, chers lecteurs qu'on se lasse radicalement de ces "130 BPM conventionnels" : il serait souhaitable d'avoir plus de choix quant aux tempos classés dans un chart.
A l'heure où l'Allemagne connait egalement des problemes avec ses dj's (evolution des moeurs ?) qui classent de moins en moins de handstyle dans les classements, nous ne pouvons que constater que les nouvelles generations en sont toujours friandes et que ca remplit le "dancefloor" sans le moindre support-media.
A moins de jouer des golds ? En fait, il n'y a plus que celà qui fonctione ...
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0 #10 nicolas bouchet 21-01-2012 00:10
d'ici une 30aine d'années,la musique n'existera plus et les artistes seront tous des chomeurs en puissance,il n'y a plus d'humain dans tout ça.
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+1 #9 Johan DANIELIS 20-01-2012 17:08
Comme je l'ai argumenté sur la page facebook de cet excellent magazine, je suis pour, mais je ne vote pour aucune des deux propositions; en effet, je n'approuve pas cela pour "vivre avec son temps", mais plutôt pour reconsidérer ce qui est une des fondations de la Culture, et qui a toujours été élitiste et accessible à ceux qui en avaient les moyens. La musique, avec la démocratisation d'internet, a su se développer, et n'a pas forcément eu un impact dévalorisant, sauf si l'on considère qu'une musique a de valeur que lorsqu'elle est inaccessible. Je ne pense pas qu'elle perde sa valeur à cause d'internet mais plutôt à cause du monopole, toujours grandissant, d'un grand media, la radio, qui diffuse, avec l'appui et l'influence elle aussi grandissante des grandes maisons de disques, des merdes -excusez du terme, mais soyons clairs -. Internet n'y est pour rien du tout! Ou dans le cas contraire, pourquoi n'avons-nous eu accès qu'à 15 % tout au plus d'italo - disco, de pop anglaise ou de new wave durant les années 80? Internet? Je ne pense pas, au vu de l'époque concernée. C'est un argument facile, internet, qui permet d'écarter (ou de voiler) l'étroitesse d'esprit d'un nombre considérable de dj's français, et d'une mentalité musicale qui change le paysage culturel de la France. Et c'est surtout cette mentalité musicale, influencée par le monopole des radios (musique formatée) qui est à l'origine de tout le malaise implicitement évoqué par cet article. Internet a été un vecteur de culture musicale - et club en particulier-, et l'est toujours. Il a permis à beaucoup de gens de connaître des artistes que les dj's français ont cru bon de ne pas diffuser, car ça ne correspondait pas aux exigences d'un public fermé sur lui-même, ou parce qu'il ne correspondait pas au tempo général du mix (un titre dance-techno ou hands up, par exemple). Là réside la source du problème, et c'est bien plus d'un problème d'illégalité qu'il s'agit là, c'est d'un problème d'insatisfaction. Le téléchargement illégal est une réponse à ces insatisfactions , que même les plateformes légales (françaises du moins) ne savent combler.

En guise de conclusion à cet argumentaire, j'ajouterais seulement que l'Occident a l'art et la manière de responsabiliser , de culpabiliser, en manipulant à son gré le langage. Exemple: Comment changer un terme, a priori légal ou légitime (partage de fichier) en terme illégal (piratage). Un petit tour de passe passe linguistique et l'on transforme un partage de fichier en piratage. Si je suis cette logique, lorsque j'irai chez ma mère, et qu'un de ses bouquins m'intéressera, je ne le lui demanderai plus, comme j'ai coutume à le faire, je m'en achèterai un? Personnellement , quelle option trouvez-vous normale?? Suis-je dans l'illégalité si je prends un bouquin ou un cd (ou un DVD), que je le lis ou écoute (ou regarde) autant de fois qu'il me plaira?
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0 #8 Dj Stunter 04-01-2012 21:02
Les seuls fois (et ils sont rare) ou j'ai pu acheter de la musique, c'est quand je ne trouvais pas illégalement et que la version rechercher était surtout dispo sur un site légal d'achat mp3.

Autre chose : le jour ou les sites mp3 mettront en place un système de paiement sms, sans devoir s'inscrire > peut-être que l'achat légal sera en expansion.
Pour le moment non, donc pour le moment j'achète pas et j'assume.

Hadopi à beau être derrière nous, les mails, les contacts cela existent...avoir un mp3 aujourd’hui c'est pas bien dur sans passé par le P2P.
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+3 #7 hogeza 03-01-2012 00:32
comment crois-tu que la génération d'avant faisait, quand il n'y avait pas internet et moyen de tout télécharger gratos ? et bien on se contentait de moins de musique mais on prenait le temps de la choisir et de l'apprécier vraiment !!
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