Nous vous posions récemment la question : Pensez-vous que les labels Dance français sont à la traine ? Le résultat de ce sondage est assez clair, avec 55% des participants ayant répondu "Carrément" tandis que 18,9% ont opté pour la réponse "Oui, mais ils n'ont pas le choix".
Ces résultats traduisent deux faits marquants : le délai entre la signature en licence des titres et leur date de sortie commerciale sur notre territoire. Souvent, ce sont plusieurs mois qui s'écoulent et du coup, au moment de leur commercialisation, ces titres ne sont plus vraiment des nouveautés. D'autant plus qu'avec la rapidité d'Internet, tout circule très vite. Car cette problématique du décalage au niveau des dates de sortie n'est pas récent, il a toujours été de la sorte. Simplement, les plate-formes de téléchargement (légales ou peer-2-peer), en rendant tout disponinle tout de suite, ont changé la donne. De plus, les labels source (qui détiennent les droits et vendent les titres à d'autres labels) ne prennent pas le soin de synchroniser leurs sorties et chaque territoire va donc à son rythme. Pour la France, les labels Dance ne sont pas forcément en retard sur les signatures mais ils rentrent ensuite dans un long cycle de travail durant lequel ils dépendent avant tout de l'accueil réservé par les radios et des retours promo, avant de décider ou non de la commercialisation du titre en question. Pour les DJ's et consommateurs passionnés, l'attente est souvent bien trop longue et au moment où le label français travaille et commercialise le titre, il est déjà trop tard...
L'autre fait marquant est la difficulté des labels indépendants français à émerger sur la scène internationale. Hormis les labels portés par les mastodontes que sont Guetta (Gum Prod), Solveig (Mixture) ou Sinclar (Yellow), les labels indépendants français ont du mal à construire leur notoriété à échelle internationale. Derrière Happy Music et Scorpio, les deux derniers gros indépendants en matière de Dance, des labels comme Serial, Pool E Music et DJ Center jouissent pourtant d'une excellente image, ce qui leur permet de développer un catalogue assez riche. Mais souvent, ces labels ont plus de succès en important plutôt qu'en exportant, ce qui signifie que les signatures de licence étrangères sont plus nombreuses que les signatures de titres originaux à l'étranger. Encore une fois, cela peut s'expliquer par la spécificité du marché français et les demandes un peu spéciale des radios françaises. Du coup, des labels comme Airplay ont préféré se joindre à Universal (aux côtés d'autres) pour péréniser son existence alors qu'il est extrêment difficile pour un jeune label français de faire son trou, surtout en matière de Dance. Signalons tout de même que certains sont sur la bonne voie (Work Machine, Diamond Recordz) et que des labels français indépendants réussissent à cartonner dans certaines branches musicales, plus marginales (Circus Company, Freak'n'Chic) ou tendance (Ed Banger, Kitsuné, Citizen)...
En conclusion, il convient de dire que les labels français ne sont pas forcément à la traîne à tous les niveaux, loin de là. C'est quand il s'agit de licences (quand un label français achète les droits d'exploitation pour la France à un autre label étranger) que les labels français sont souvent en retard niveau timing. Enfin, les labels français subissent évidemment le contexte dans lequel ils existent (au sein de leur propre pays), à savoir un paysage radiophonique peu qualitatif en matière de Dance et une scène clubbing en perdition... Les labels français ont donc été contraints de privilégier leur rentabilité en se mettant au niveau de la "norme qualité" Dance française, quitte à perdre de leur rayonnement international et avoir une mauvaise image auprès des DJ's et consommateurs.
Réagissez à notre analyse, vous avez la parole !
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Commentaires
Et bien, si vous avez celà dans vos tiroirs, il est urgent de prendre le serpent par la tête; celà evitera qu'il se mort la queue.
Envoyez-les aux dj's; faîtes-en de la promo !
On a surtout oublié qu'il fallait avoir l'esprit manicheen pour adherer à un panel : où c'est Claude Francois, ou c'est les news sans la moindre alternative !
Comme si les deux genres ne pouvaient pas cohabiter dans une programmation : elle est là, la problematique.
Un manque crucial d'esprit volontaire ...
EchoBass - Ride the Night.
resté au mieux 4ème du top 50 pendant 1 semaine.
Donc sinon à part cette exploit pour ce morceau magnifique comparé à la merde qu'on nous inflige, La Dance Music est vraiment à la traine (et qu'on me parle pas de Inna, et compagnie, c'est pas de la VRAI Dance).
Et en un an, rien n'a changé; si ce n'est que de nombreuses discotheques ont deposé le bilan. Aux dj's competents, on semblent preferer des dj's peu chers qui n'ont aucun savoir faire. !
Le panel yacast n'en est que la sinistre representation : tous les mois, des discotheques tombent dans le depot de bilan ou le piege du travail au noir ...
Notre savoir-faire est chouette : un niveau digne d'une radio associative bas de gamme à 0 kopek d'audience; la voilà la réalité !
Il part d'un constat mais ne va pas au fond des choses : en quoi et pourquoi les labels sont-ils à la traine ? Qu'est-ce qui fait que notre culture club ne passe plus les frontières ?
La réponse est pourtant simple : ca fait des années qu'on nous confisque les meilleurs remixeurs de trance-techno-dance.
Le retard accumulé depuis des années va bien au-delà du simple produit de base; c'est tout l'etat d'esprit qui est à revoir !
Cette maniere typique à la FRANCE de voir le clubbing est devenue completement obsolète; et on peut comprendre pourquoi elle passe à travers la gorge de beaucoup de professionnels.
Que voulez-vous y faire, à part de prendre le parti d'en rire ?
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